LE SAINTONGEAIS

 

LANGUE D’OÏL

La Charente est à la limite de la langue d’  « OÏL » et de la langue d’ « OC ».

Le terme langue d’OÏL désigne globalement la branche des langues gallo-romanes qui se sont développées dans la partie nord de la Gaule puis dans la partie nord de la France.

On rencontre le terme langue d’OÏL aussi bien au singulier qu ‘au pluriel, le terme ayant deux sens et deux usages différents.

Au singulier, la langue d’OÏL est synonyme de français.

Au pluriel, la langue d’OÏL signifie qu’il y a des langues distinctes dans le domaine d’OÏL comme le Poitevin-Saintongeais.

L’Académie française retient la définition suivante : La langue d’OÏL regroupe l’ensemble des parlers pour lesquels « OUI » se dit « OÏL » (prononcez « WI »).

 

LE PATOIS

Le Patois un conservateur de vieux mots.

Les anciens le pratiquent quotidiennement, même s’ils avouent être très en deçà des subtilités de leurs aînés. Ceux qui sont issus du monde rural le comprennent. Notre « parlange » condamné à mort, il y a deux siècles, perdure au-delà de toutes espérances. Il est notre trait d’union et reste le ciment culturel fondamental de notre vieille province.

 

LE POITEVIN - SAINTONGEAIS

carte parlé saintongeais

 

Les spécialistes ont encore de belles années de recherche devant eux pour savoir comment s’est élaboré le dialecte saintongeais.

A la croisée de la langue d’  « OC » au sud et de la langue d’ « OÏL » au nord, plus  « OÏL » que  « OC » les saintongeais ont pioché tous azimuts pour construire leur langue dont bien souvent les expressions différent d’un lieu à un autre.

Dans le « Celte », d’abord avec le patois des mots comme la combe (vallée sèche),la goie (terrain caillouteux), la chaume (terrain nu), le dail ( la faux) etc….

Dans le « Latin », l’arentelle (toile d’araignée) est l’araneatela des Romains, le popion est plus proche du latin populus que du français peuplier et quand quelqu’un dit « Jhe te zou thyitte » (je te laisse », il fait référence sans le savoir au latin « quittare » (laisse en paix).

Dans le « vieux français » , « arondèle » (hirondelle) vient de aronde, « bâlin » (le drap) vient de baleine matelas à balles, « Cheire » (choir, tomber) etc….

Dans les « régions voisines », « gnôle » qui vient du lyonnais, « bazir » (mourir) de bourgogne.

Dans les « origines germaniques », « ajhasse » (pie) (du germ. Agaz), « bughée » (lessive du germ. Bukon)

La langue anglaise n’aurait pas marqué notre patois, encore que « quichnotte » viendrait de « kiss not) (ne m’embrasse pas), mais l’origine serait plutôt la coiffure des faneuses et viendrait de « cuchon » ou « quichon » (patois du centre et du midi pour dire (tas de foin)).

Le poitevin-saintongeais ou « parlanjhe » est parlé sous sa variante saintongeaise dans les anciennes provinces du Poitou, Aunis, Angoumois et Saintonge. Le poitevin et le saintongeais ont eu une influence dans le québécois, l’acadien et le cadien.

Il est enseigné à l’université de Poitiers.

CPA texte goulbenèze illustration Figerou

 

Goulbenèze

Marc-Henri Évariste Poitevin dit Goulebenéze (1877-1952)  était un écrivain, barde, poète et chansonnier charentais.

La notoriété de cet auteur reste aujourd'hui encore particulièrement vivace en Charente. Ses œuvres - souvent écrites en Saintongeais sont aujourd'hui considérées comme faisant partie du patrimoine local régional

 

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